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Guide pratique · How-To 2026

Comment construire un plan canicule d'entreprise conforme au Code du travail

Méthode pas à pas, modèle complet, tableaux et check-lists pour mettre votre entreprise en conformité avec les nouvelles obligations relatives aux fortes chaleurs. Objectif : repartir avec un plan directement adaptable à votre activité.

⏱️ 15 min de lecture🛠️ ≈ 20 min pour bâtir votre plan📶 Intermédiaire🗓️ Mis à jour 2026

En droit du travail, vous n'êtes pas obligé d'avoir un « plan canicule » formel, mais vous êtes obligé d'assurer la sécurité de vos salariés, d'évaluer le risque « chaleur » dans le DUERP et de prendre des mesures concrètes de prévention. Le plan canicule est l'outil qui prouve que vous respectez ces obligations — et qui protège réellement vos équipes. Voici comment le construire.

Pourquoi un plan canicule ?

Les vagues de chaleur ne sont plus un aléa exceptionnel : elles reviennent chaque année et touchent tous les secteurs. Elles entraînent fatigue, baisse de vigilance, malaises, coups de chaleur et une hausse des accidents du travail. Le Code du travail consacre désormais un chapitre spécifique à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense.

Protéger les équipes

Réduire malaises, coups de chaleur et accidents liés à la baisse de vigilance.

Prouver la conformité

Un plan documenté démontre que le risque a été anticipé, évalué et traité.

Limiter l'impact

Moins d'absentéisme et d'arrêts, continuité d'activité mieux maîtrisée.

Se protéger juridiquement

Un plan tracé est un élément de défense décisif face à la faute inexcusable.

Les obligations à traduire dans votre plan

Trois blocs d'obligations structurent tout le plan. Chacun se traduit ensuite en rubriques concrètes.

  • Évaluer et tracer le risque chaleur, en intérieur comme en extérieur, dans le DUERP (R.4463-2, R.4121-1).
  • Adapter les locaux et l'organisation : température des locaux, horaires, pauses, moyens techniques (R.4213-7, R.4463-3).
  • Activer et ajuster des mesures spécifiques pendant l'épisode : eau fraîche, secours, salariés vulnérables (R.4463-4 à R.4463-7).

Déclenchement du plan : les niveaux de vigilance

Le plan s'appuie sur la vigilance Météo-France, désormais intégrée au Code du travail. Précisez qui surveille, à quelle fréquence (quotidienne en été) et comment l'information est diffusée.

Modèle · Seuils de déclenchement du plan
Vigilance Météo-FranceSituationEffet sur le plan
VerteVeille saisonnièreSurveillance simple, pas de mesure spécifique
JaunePic de chaleur / épisode persistantMesures de base : information, eau, pauses renforcées
OrangeCaniculeActivation niveau 1 : mesures renforcées
RougeCanicule extrêmeActivation niveau 2 : mesures maximales, réorganisation lourde

Les 10 rubriques obligatoires de votre plan

Voici le cœur du plan. Chaque rubrique est directement tirée des textes et de la jurisprudence : objectif, fondement, ce qu'il faut prévoir, l'erreur à éviter et un exemple concret.

1

Champ d'application et seuils d'activation

Art. R.4463-1 · R.4121-1

Objectif — Définir quand et où le plan s'applique.

Le Code du travail définit l'épisode de chaleur intense par renvoi au dispositif de vigilance Météo-France : la canicule devient un risque objectivable, à partir de seuils et d'alertes officielles.

Ce qu'il faut prévoir
  • Le niveau d'alerte qui déclenche le plan (ex. vigilance orange canicule)
  • La liste des sites, unités de travail et postes concernés, intérieurs et extérieurs
  • La cohérence avec le document unique (DUERP)
Erreur fréquente

Un périmètre flou qui oublie les bureaux mal isolés, les intérimaires ou les sous-traitants.

Exemple concret

« Activation du niveau 1 dès vigilance orange, niveau 2 dès vigilance rouge sur un département où l'entreprise a un site. »

2

Évaluation des risques par unité de travail

Art. R.4463-2 · R.4121-1

Objectif — Identifier précisément où et pourquoi la chaleur est dangereuse.

L'employeur doit évaluer les risques liés à l'exposition à des épisodes de chaleur intense, en intérieur comme en extérieur, et transcrire cette évaluation dans le DUERP, qui inventorie tous les risques « y compris ceux liés aux ambiances thermiques ».

Ce qu'il faut prévoir
  • Les sources de chaleur par unité (soleil, four, fournil, vitrines…)
  • L'effort physique requis (port de charges, cadence, station debout)
  • Les facteurs aggravants (absence de ventilation, surfaces vitrées…)
Erreur fréquente

Ne pas intégrer la chaleur au DUERP, ou la noyer dans une rubrique vague.

Exemple concret

Une matrice « unité de travail → risques → mesures techniques → mesures organisationnelles ».

3

Mesures techniques sur les locaux

Art. R.4213-7 · R.4463-3

Objectif — Réduire la température et le rayonnement à la source.

Les locaux doivent permettre d'adapter la température à l'organisme humain ; le Code liste les moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire et prévenir l'accumulation de chaleur.

Ce qu'il faut prévoir
  • Ventilation, extraction d'air chaud, brasseurs d'air
  • Stores, films antisolaires, bâches, ombrières
  • Climatisation ou systèmes de rafraîchissement
Erreur fréquente

Laisser des postes en surchauffe faute de ventilation — sanctionné dans l'affaire de Nîmes.

Exemple concret

Films solaires sur les vitrines + brasseurs d'air dans l'atelier.

4

Aménagement et organisation des postes

Art. R.4463-3

Objectif — Adapter physiquement les postes exposés.

La modification de l'aménagement des postes et l'adaptation de l'organisation du travail figurent parmi les leviers imposés. La Cour d'Aix-en-Provence exige des zones d'ombre, abris et locaux climatisés pour les postes extérieurs.

Ce qu'il faut prévoir
  • Zones d'ombre et abris pour les postes extérieurs
  • Réorganisation des flux selon les sources de chaleur
  • Mesures spécifiques pour les activités physiques intenses (BTP, manutention…)
Erreur fréquente

Traiter les chantiers et oublier les postes intérieurs proches d'une source de chaleur.

Exemple concret

Tente ombragée + bancs sur le chantier, réaffectation des postes proches des vitrages.

5

Adaptation des horaires et des pauses

Art. R.4463-3

Objectif — Limiter la durée et l'intensité de l'exposition.

L'obligation d'adapter l'organisation du travail (horaires, périodes de repos) est centrale. La faute inexcusable a été retenue lorsqu'un salarié travaillait l'après-midi, aux heures les plus chaudes, sans aménagement.

Ce qu'il faut prévoir
  • Les plages interdites ou déconseillées (ex. 12h–16h en extérieur)
  • L'allongement des pauses et la rotation des équipes
  • Le transfert de certaines tâches vers des horaires décalés ou des lieux frais
Erreur fréquente

Ne pas réaménager les horaires alors que c'était matériellement possible.

Exemple concret

Démarrage à 6h, pause méridienne allongée, arrêt des tâches physiques 12h–16h.

6

Eau potable fraîche et hydratation

Art. R.4463-4 · R.4534-143

Objectif — Garantir une hydratation suffisante et accessible.

En épisode de chaleur intense, l'employeur doit fournir une quantité suffisante d'eau potable fraîche et prévoir un moyen de la maintenir au frais à proximité des postes. Sur les chantiers BTP : au moins 3 litres par jour et par salarié.

Ce qu'il faut prévoir
  • La quantité minimale d'eau par salarié et par jour selon l'activité
  • L'emplacement des points d'eau, fixes ou mobiles
  • Le maintien au frais (glacières, fontaines réfrigérées) et sa vérification
Erreur fréquente

Un point d'eau théorique, éloigné ou tiède, sans preuve de la fourniture (factures, photos).

Exemple concret

Glacières avec bouteilles (3 L/j/salarié) à proximité immédiate des postes de chantier.

7

Équipements de travail et protections individuelles

Art. R.4463-3

Objectif — Compenser les effets de la chaleur et du rayonnement.

Le Code impose le choix d'équipements de travail appropriés et la fourniture d'EPI pour limiter les effets des fortes températures ou se protéger des rayonnements solaires.

Ce qu'il faut prévoir
  • Vêtements de travail respirants, de couleur claire
  • EPI contre le rayonnement (casquettes à visière, lunettes, écrans faciaux)
  • Outils réduisant l'effort physique en période de chaleur
Erreur fréquente

Des EPI lourds non adaptés à la chaleur, sans vérification de compatibilité.

Exemple concret

Casques ventilés + gilets légers respirants pour les équipes extérieures.

8

Information, formation et consignes

Art. R.4463-3

Objectif — Rendre chaque salarié capable de réagir.

Une information et une formation adéquates sont imposées sur la conduite à tenir et l'usage des équipements. La Cour de Nîmes rappelle qu'une simple note de service ne suffit pas sans mesures concrètes.

Ce qu'il faut prévoir
  • Un programme d'information (affichage, réunions, messages internes)
  • Un module de sensibilisation (signes du coup de chaleur, conduite à tenir)
  • Des consignes écrites en annexe, y compris sur le droit de retrait
Erreur fréquente

Se contenter d'un affichage générique « buvez, reposez-vous » sans traduction opérationnelle.

Exemple concret

Briefing « chaleur » obligatoire pour tout nouvel arrivant en été + rappels par mail à chaque vigilance.

9

Procédures de signalement et de secours

Art. R.4463-6

Objectif — Organiser l'alerte et les secours en cas de malaise.

Le Code impose de définir les modalités de signalement des indices physiologiques préoccupants et de secours, en particulier pour les travailleurs isolés, portées à la connaissance des salariés et du service de santé au travail.

Ce qu'il faut prévoir
  • Qui alerte et comment (téléphone, radio, procédure interne)
  • Qui reçoit l'alerte (référent chaleur, direction, SST)
  • Les étapes de secours (mise à l'ombre, hydratation, appel du 15/112, évacuation)
Erreur fréquente

Aucune fiche réflexe affichée, aucune chaîne d'alerte définie pour les postes isolés.

Exemple concret

Fiche réflexe d'une page affichée en base-vie, avec numéros d'urgence et étapes.

10

Suivi, traçabilité et intégration aux autres plans

Art. R.4121-1 · R.4463-8

Objectif — Faire vivre le plan et sécuriser la preuve.

Le plan s'inscrit dans la logique de traçabilité du DUERP et doit être articulé aux plans de prévention et de coordination. L'absence de preuve matérielle des mesures est sévèrement sanctionnée.

Ce qu'il faut prévoir
  • Une revue annuelle (bilan des épisodes, incidents, retours)
  • L'articulation avec les plans de prévention, PGC et PPSPS
  • La conservation des preuves : factures d'eau, photos, registres de formation
Erreur fréquente

Ne conserver aucune trace : le plan reste « théorique » et indéfendable.

Exemple concret

Bilan annuel présenté au CSE + archivage des justificatifs de chaque mesure.

Les tableaux modèles à copier

Reprenez directement ces tableaux dans votre document : cliquez sur « Copier le tableau » pour les coller dans Word, Excel ou Notion, puis remplacez les exemples par vos données.

Modèle · Organisation et responsabilités
FonctionQuiRôle en cas de caniculeContact
Responsable du planDirigeant / HSEDécide du déclenchement, valide les mesuresTél / mail
Référent chaleur (site)Chef de siteOrganise horaires, pauses, eau, abrisTél / mail
Référent RHResponsable RHGère les aménagements individuels, vulnérablesTél / mail
Référent SSTInfirmier / Médecin du travailConseille sur les mesures médicalesTél / mail
Modèle · Mesures par niveau de vigilance
NiveauHorairesPausesTâches / activités
VertHoraires habituelsPauses habituellesAucune modification (veille simple)
JaunePossibilité d'avancer le début de journéePauses de 5–10 min toutes les heures en extérieurReporter les tâches physiques aux heures fraîches
OrangeHoraires matinaux généralisésPauses fréquentes à l'ombre / en local fraisLimiter les efforts intenses 12h–17h
RougeRéorganisation maximale, télétravail si possiblePauses très fréquentes, arrêt temporaire possibleSuspension des activités les plus exposées
Modèle · Moyens matériels par site
Site / activitéEau (type & quantité)Local frais / ombreÉquipements
AtelierFontaines réfrigérées, bouteillesSalle de pause climatiséeVentilateurs, stores
ChantierGlacières (3 L/j/salarié)Tente ombragée + bancsChapeaux, brumisateurs
BureauxDistributeurs d'eau froideSalles climatiséesFilms antisolaires

Exemple de plan canicule (document commenté)

Voici à quoi ressemble un plan synthétique mais complet, prêt à adapter.

Plan canicule — Entreprise ABC · v1
Plan de prévention

Plan canicule — Prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense

Champ d'application : tous les sites en France, postes intérieurs et extérieurs, pour tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires), stagiaires et apprentis.

  1. Objet et champ d'application
  2. Références réglementaires
  3. Déclenchement du plan (surveillance météo, niveaux d'alerte)
  4. Organisation et responsabilités
  5. Mesures d'aménagement du travail (par niveau et par activité)
  6. Moyens matériels et techniques (eau, locaux frais, EPI)
  7. Procédure en cas de malaise (fiche réflexe)
  8. Information et formation
  9. Dispositions pour les salariés vulnérables
  10. Suivi, bilan et mise à jour · Annexes
Extrait — fiche de synthèse
Seuil d'activationVigilance Météo-France « épisode de chaleur intense » sur un département où l'entreprise a un site
Responsable du planNom / fonction / coordonnées
Unités concernéesChantiers extérieurs, fournil, laboratoire, magasin sans climatisation
RévisionAnnuelle, en lien avec le document unique (DUERP)

Ce que dit la jurisprudence

Deux décisions montrent précisément ce que les juges attendent — et sanctionnent.

CA Aix-en-Provence, 11 janv. 2019, n° 18/09848

Décès sur un chantier de plein air

Les faits

Un salarié travaille toute la journée sur un chantier extérieur par temps de canicule, perd connaissance en fin de journée, tombe dans le coma et décède quelques jours plus tard.

Ce que dit le juge

La Cour reproche l'absence de preuve matérielle des mesures : ni factures d'eau, ni photos d'abri, ni réaménagement des horaires pour éviter l'exposition solaire de l'après-midi. Elle rappelle l'exigence de 3 L d'eau/jour et de zones d'ombre sur les chantiers BTP.

Conséquence

Faute inexcusable retenue (art. L.452-1 CSS) : majoration de la rente et des indemnités dues à la victime.

CA Nîmes, 13 déc. 2022, n° 19/043091

Températures excessives non traitées

Les faits

L'inspection du travail constate des « températures excessives » sur plusieurs postes, adresse une mise en demeure puis un procès-verbal pour infraction aux règles d'aération.

Ce que dit le juge

Une note de service sur les comportements à adopter ne suffit pas à dédouaner l'employeur : les mesures techniques sont tardives et insuffisantes. La première obligation est d'agir pour prévenir le risque avant qu'il ne se réalise.

Conséquence

Manquement à l'obligation de sécurité (art. L.4121-1 et s.) caractérisé.

Les erreurs fréquentes à éviter

Oublier la chaleur dans le DUERP

Le risque doit y figurer avec des actions associées, sinon contravention et dommages-intérêts.

Se contenter d'une note générique

Une note de service ne suffit pas sans mesures techniques et organisationnelles concrètes (Nîmes).

Ne conserver aucune preuve

Sans factures d'eau, photos ni registres, le plan reste théorique et indéfendable (Aix).

Agir seulement après coup

L'obligation est proactive : le plan doit exister avant l'inspection ou l'accident.

Négliger certains salariés

Bureaux mal isolés, intérimaires, sous-traitants et travailleurs vulnérables doivent être couverts.

Un plan trop théorique

Non construit avec les managers, le CSE et le SST, il ne sera pas appliqué sur le terrain.

Le modèle de plan canicule

Modèle prêt à l'emploi

Télécharger le modèle de plan canicule

La trame complète des 10 rubriques, les tableaux modèles et les fiches réflexes, à compléter avec vos données.

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Le modèle arrive. En attendant, le plus utile est de savoir où en est réellement votre entreprise :

Vérifier ma conformité (5 min)

Questions fréquentes des dirigeants

Suis-je obligé d'avoir un « plan canicule » formalisé par écrit ?+
Les textes n'imposent pas un document nommé « plan canicule », mais ils imposent une évaluation écrite des risques incluant les ambiances thermiques (art. R.4121-1), la définition de mesures de prévention lorsqu'un risque chaleur est identifié (art. R.4463-2) et des modalités écrites de signalement et de secours portées à la connaissance des salariés (art. R.4463-6). Un plan formalisé est la façon la plus simple de satisfaire à ces obligations et d'en apporter la preuve.
Existe-t-il une température maximale au-delà de laquelle je dois arrêter le travail ?+
Non. Le Code du travail ne fixe pas de température maximale générale, mais impose de prévenir les risques liés à la chaleur, d'aérer suffisamment les locaux, de fournir de l'eau fraîche et d'adapter l'organisation du travail en cas d'épisode de chaleur intense. Si les conditions créent un danger grave et imminent, les salariés peuvent exercer leur droit de retrait.
Dois-je adapter mon plan pour chaque site ou activité ?+
Oui. L'évaluation des risques doit tenir compte des unités de travail et des spécificités de chaque site. Il est conseillé d'avoir un socle commun (politique, seuils, principes) et de décliner des fiches spécifiques par site ou activité (atelier, chantier, logistique, bureaux).
Comment impliquer le CSE ?+
Le CSE doit être consulté sur le DUERP et ses mises à jour, et associé à la définition des mesures de prévention (notamment dans le programme annuel de prévention pour les entreprises d'au moins 50 salariés). Il est pertinent de lui présenter le projet de plan, le bilan annuel des épisodes de chaleur et les adaptations envisagées.
Que risque mon entreprise si je ne fais rien de spécifique ?+
Un PV de l'inspection du travail pour absence ou insuffisance de DUERP ou de mesures, des dommages-intérêts pour les salariés, et surtout la reconnaissance d'une faute inexcusable en cas d'accident du travail lié à la chaleur si le danger était prévisible et les mesures insuffisantes (art. L.452-1 CSS), avec majoration de la réparation.
Suis-je obligé de fournir une quantité d'eau minimale ?+
Le Code impose de fournir une quantité suffisante d'eau potable fraîche et de la maintenir au frais à proximité des postes, notamment extérieurs (art. R.4463-4). La jurisprudence rappelle qu'en BTP, 3 litres par jour et par salarié doivent être fournis.
Diagnostic de conformité

Vous avez la structure. Votre entreprise est-elle vraiment conforme ?

Vous disposez maintenant de la structure d'un plan conforme. La vraie question est : vos mesures sont-elles réellement en place, appliquées et prouvables ? C'est précisément ce que vérifie un diagnostic de conformité.

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